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samedi 15 août 2009

La Balance pour les Egyptiens

L'univers tout entier était comparé par les Egyptiens à une immense Balance cosmique qui régulait par l'harmonie des contraires les forces du monde. Cette balance siégeait au coeur du Palais de Maât.
Dans chacun des plateaux de la Balance siège le coeur du monde et la plume symbolisant Maât. Cette salle représente les six directions de l'espace - l'univers - au coeur duquel siège la Balance, ordre et axe du monde par lequel tout passe. Autour de la Balance, signe de l'équilibre idéal, sont dispersés tous les principes constitutifs de la personnalité humaine. Un seul composant est dans la Balance et les représente tous, le coeur ou Ab, siège pour les Egyptiens de la conscience et des facultés de mémoire et d'imagination. C'est ce coeur-conscience, organe de la métamorphose, qui répond aux épreuves de la Balance.

"Maat et l'actualité de l'Egypte ancienne" L'odre dans le désordre - F. Schwarz

L'esprit de Maat et l'équilibre


Maat est à la fois une déesse dans l'Egypte Ancienne et un concept qui représente la vérité, la justice et l'ordre social. Le concept de justice est ici très original puisque l'objectif est d'accroître la vie et de permettre l'abondance et le bonheur.

Maat tient une plume blanche ou encore la croix Ankh, symbole de vie.

Dans le monde égyptien, l'être humain, comme tout ce qui vit, est partie intégrante du cosmos, et comme toute matière vivante, il a la faculté de capter l'énergie solaire par l'intermédiaire de son coeur, de la transformer, de l'émettre et de l'échanger notamment par la parole : le logos. Les égyptiens avaient observé que la circulation harmonieuse de cette énergie transformée en paroles entraînait sur de nombreux plans une croissance, pour l'individu et aussi pour le groupe. Cette circulation apportait le bonheur, la prospérité physique - c'est-à-dire la santé - et matérielle.

En revanche l'obstruction de la circulation de cette énergie entraînait la décroissance, la destruction, le malheur, la misère, la maladie ...

Nous avons peu à peu créé une société de blocages énergétiques dans nos corps, puis projetés sur la terre en isolant, en excluant, en niant ce qui nous faisait le plus peur, cet inconnu, cet étranger en nous : l'Être.