samedi 6 novembre 2010

Qui est cet autre ?

Qui est cet autre ... cet étranger ?
Il est si semblable et pourtant si différent ...
Comment le comprendre, l'accepter, l'aimer ?

Déjà, souhaiter devenir voyageur et vouloir cheminer de terre en terre,
extérieure, certes mais surtout intérieure,
découvrir, traverser, rencontrer, être curieux de ses terres, de ses codes,
et en apprendre les langues.

Etre un voyageur qui souhaite rencontrer "l'être-rangé" intérieur,
se laisser "dé-ranger" pour aller revoir ses croyances, 
encore et encore,
faire tomber les murs, ouvrir les portes et les fenêtres,
accepter d'être le laboureur, le semeur,
le jardinier de ses terres intérieures.

Ainsi l'un pourra accueillir l'autre ... celui qui vient parfois le "dé-ranger" 

Alors "JE" pourra danser dans le cercle du "NOUS".




Le voyage alchimique


Qu'est-ce qu'un alchimiste ?
Un voyageur qui développe sa sensibilité et son imaginaire, c'est aussi un artiste, un interprète et un poète de la nature.

Que signifie le mot Alchimie ?
Alchimie = chimie de AL (ou EL en hébreu). 
AL = Dieu. 
Chimie = kimia = terre noire (qui est l'Egypte) 
Ajoutons Al à Kimia et nous obtenons " la terre de dieu " 
En hébreu, Adam signifie " Terre rouge ".

La quête du voyage ? 
Rencontrer l'Uni-Vers.

Ce que Georges Gurdjieff avait coutume d'appeler la cristallisation de l'être, n'est rien d'autre que les deux cerveaux "devenant un", la rencontre du masculin et du féminin intérieur, la rencontre du yin et du yang, la rencontre de la gauche et de la droite, la rencontre de la logique et de l'illogique. Le noyau de la doctrine de Gurdjieff avait trait à l'intégration de toutes le forces vitales pour les mettre en harmonie les unes avec les autres, ainsi qu'avec l'ordre cosmique, de sorte que chaque individu apprenne à "Etre".

La vraie connaissance, selon lui, est une fonction de l'être. Ce que connaît un homme est en lien direct avec ce qu'il est.




De Bruxelles à Saint-Jacques de Compostelle Pour la première fois, Patrick Burensteinas, 
un alchimiste qui est aussi une scientifique explique le sens du Grand Oeuvre.
Les étapes de son travail au laboratoire reproduisent les 7 étapes d'un voyage initiatique. 
Une découverte qui nous concerne tous.

vendredi 5 novembre 2010

Vivre c'est risquer !



Vivre c'est risquer !

Rire, c'est risquer de paraître fou,
Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental,
Tendre la main, c'est risquer de s'engager,
Montrer ses sentiments, c'est risquer de s'exposer,
Faire connaître ses idées, ses rêves, c'est risquer d'être rejeté,
Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour,
Vivre, c'est risquer de mourir,
Espérer, c'est risquer de désespérer,
Essayer, c'est risquer de défaillir,
Mais nous devons en prendre le risque !
Le plus grand danger dans la vie est de ne pas risquer.
Celui qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, et n'est rien !
Elle évite peut-être la souffrance et le chagrin,
Mais elle ne peut rien apprendre, rien sentir,
Et elle ne peut ni vivre, ni croître.
Enchaînée par ses certitudes, elle en est esclave et elle a perdu sa liberté.
Seule une personne qui prend des risques est libre. "

Rudyard Kipling

Suivons nos rêves !


Neil Diamond - Jonathan Livingston Goeland

Petit traité d'éveil : "Le chemin du Solitaire au Solidaire" ... ou le réveil de l'humanité ?

Après avoir longtemps cheminé sur les voies de l'écologie intérieure et extérieure de l'être, puis sur les questions liées à la sauvegarde de la terre, je vais vous parler ici d'un voyage intérieur, qui s'avère être un chemin de conscience, parcouru individuellement et collectivement.
Il ne s'agit pas d'un précis scientifique ou alchimique. Je souhaite éclairer quelques pistes et vous partager une représentation symbolique de la "traversée" de notre terre intérieure. Celle-ci s'accélère à présent sur notre planète.

Les deux personnages de ce petit traité d'éveil s'appellent respectivement "SOL-I-TERRE" et "SOLID'AIR".

Commençons par définir ce qu'est le sol et la terre.

Le sol représente la couche superficielle, meuble, de la croûte terrestre, résultant de la transformation de la roche mère. Enrichie par des rapports organiques, il est à la fois le support et le produit du Vivant.

Ainsi va la définition du sol ... quelle richesse ! 

La terre, quant à elle, est constituée de plusieurs couches internes, identifiables et à peu près concentriques : la croûte terrestre, le manteau supérieur, le manteau inférieur, le noyau externe et le noyau interne

Ainsi va la constitution de la terre ... quelle profondeur ! 

Quel programme pour découvrir la richesse et la profondeur de la terre, il s'agit donc de :
  • traverser la couche superficielle,
  • rencontrer la roche mère, 
  • soulever le manteau supérieur 
  • puis le manteau inférieur, 
  • traverser le noyau externe 
  • et enfin rencontrer le noyau interne !!
Voilà le chemin à parcourir pour tout terrien qui souhaite s'incarner, (ou selon la définition, prendre un corps de chair). Il s'agira pour l'être, de combiner deux énergies : celle d'un I à la verticale pour devenir ainsi un lien entre le ciel et la terre et en même temps, celle d'un I à    l' horizontal, lui permettant d'agir et de se relier aux autres.


- "Quel travail pour devenir SOLID'AIR se dit SOL-I-TERRE !"

Allons un peu plus loin : SOL-I-TERRE est dans la matière. Puis un jour, cela pèse un peu lourd, les sens le pousse vers une autre direction. En fait, il entend des voix plus loin qui l'invite à se lever, à marcher ... voir à créer ! 

- "Créer, créer, facile à dire ! Je suis une créature et non un créateur ..."

Quelle promesse alléchante néanmoins, créer, puis co-créer avec d'autres !! Peut-être c'est comme voler, aller vers d'autres horizons, comme c'est tentant. Il se met donc en quête. Et comme toute action dans un sens amène son balancier dans l'autre direction, quand le chercheur se lève, habituellement, il approfondit sa recherche intérieure. 

Alors, le temps de "l'essorage" démarre et il durera autant que le Moi s'accrochera aux vieux shémas ...

Il continue encore et encore de nettoyer sa terre et les différentes couches qui obstruent la lumière et la fluidité de sa vie. Puis par l'intermédiaire des relations et des rencontres, il se débarrasse peu à peu de l'excédent, du superflus, de l'inutile ... qui l'empêche de se relier harmonieusement aux autres.


Et je creuse et je creuse ... 
Et je roule ma boule comme le scarabée ...
Il s'agit pour l'être de retourner au noyau le plus intime de la personne humaine. C'est un véritable processus de trans-formation !
Pour les alchimistes, le processus se nomme V.I.T.R.I.O.L : "Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem" (Visite l'Intérieure de la Terre et en te Rectifiant tu trouveras la Pierre Cachée).
Ce qui signifie : "descends au plus profond de toi-même et trouve le noyau insécable, sur lequel tu pourras bâtir une autre personnalité, un homme nouveau."

Voici le symbole chimique du Vitriol. Voyez comme il ressemble, entre autres, aux quatre directions nord, sud, est, ouest. Je vous laisse imaginer ce que vous mettez au centre : "SOL-I-TERRE" ou "SOLID'AIR" ?


Car pour l'homme nouveau, le mystère de la nature humaine c'est de danser avec :
  • la terre : la sensation
  • le feu : la pensée
  • le sentiment : l'eau
  • et l'intuition créative : l'air.
Poursuivons et continuons à jouer avec les mots : le VITRIOL est l'anagramme de L'OR Y VIT !

Allons poursuivre notre voyage en passant par l'Egypte ; pour les égyptiens, le scarabée KETHER représente le soleil. Il y aurait long à dire sur le scarabée et sa symbolique, je ne le ferai pas ici. Juste un rappel signifiant : le scarabée pousse ses excréments dans lesquels il protège l'oeuf et la larve. 

Son symbolisme est double :
- les ailes repliées, il représente le disciple, la vie qui n'a pas encore pu fleurir, qui commence son périple en s'efforçant d'étirer peu à peu ses ailes afin qu'il puisse les faire battre avec rapidité.
- puis, la masse lourde, collée à la terre, s'élève et vole vers le soleil, devenant alors KHEPER, le symbole de l'initié (transformation).


Le scarabée passe ainsi de la terre au ciel. Sur sa carapace, un huit peut être symbolisé lorsqu'il marche à l'horizontal. Ce huit devient le signe infini lorsque le scarabée s'envole à la verticale.

Le croisement de ces deux mondes permet à l'homme de se mettre debout.

L'homme ne possède que deux positions stables : la position verticale pendant le jour, et la position horizontale pendant la nuit. C'est la conjonction de ces deux positions qui est nécessaire à la vie et forme une croix, un symbole très ancien.

Un autre exemple nous est donné avec le violon (partie verticale) et son archet (partie horizontale). C'est aussi un aspect de la croix car la rencontre des deux parties produit un son mélodieux pour notre oreille au monde sensible (pour un musicien talentueux) - c'est une ancienne violoniste qui vous parle - 

C'est au point de jonction entre l'archet et le violon que naît le son.


Il s'agit donc de retrouver le contact avec ce qui est capable de nous animer de l'intérieur.
Cette quête intérieure revêt donc un aspect "religieux", au sens étymologique du terme :    re-ligere, être relié à nous-même. 

Les alchimistes parlaient, de façon imagée, de la pierre philosophale, de la fontaine de vie et les orientaux de la Fleur d'Or.



C'est en fait de notre coeur vivant dont il s'agit !

Le poème du solitaire devenu solidaire ...



Le SOL-I-TERRE est resté longtemps dans le sol.
Puis un jour, le moment est arrivé,
Le temps de la germination a sonné,
La vie nouvelle apparaît au grand jour.
Le sol et la terre se sont reliées,
Par de multiples relations,
Pour créer et permettre l'ouverture
De la "deux-meure" devenue "une"
Et une résidence mère-veilleuse s'ouvre !

Le SOLID'AIR soupire,
Il attends depuis longtemps ...
Quand, enfin il voit SOL-I-TERRE,
Il se met à remuer au souffle de l'air,
Et telle une danseuse, il virevolte,
Et se relie avec les uns et les autres,
Pour un ballet cosmique,
Au rythme du souffle universel.

De solitaire à solidaire, il y a un pas
Et quel pas !
Celui du marcheur solitaire ...
Celui qui foule ce sentier,
Trébuche souvent,
Et toujours se relève.
Il connaît le soupir du marcheur solitaire,
Et re-connaît la joie de l'Etre solidaire.

Quand ce grand oeuvre est terminé,
L'humus a été traversé, 
L'homme est rendu à l'humble.
Il a traversé l'humiliation, 
Il a pu inhumer, exhumer ...
Il a pu rendre hommage, 
Et retrouver son humour.
Il est passé de solitaire à solidaire,
Et peut vivre la fraternité.



mardi 7 septembre 2010

C'est du coeur que montent silencieusement les grandes révolutions ...

Des changements d'une telle ampleur ne renversent pas des systèmes pour ensuite les remplacer. Les grandes révolutions viennent d'une nouvelle pensée qui fait basculer les vieux systèmes, sans tirer un seul coup de canon. Elles abattent des murs que l'on croyait immuables car aucune muraille ne peut emprisonner un peuple qui, par l'esprit, l'a déjà franchie.

Soeur Joan Chittister.

 

 

 

 

lundi 6 septembre 2010

"Homme, Femme" de Marianne Aya Omac, une voix vibrante pour une voie intérieure ...



Derrière chaque couleur
Derrière chaque apparence
Derrière toutes nos différences
Se cache une vérité

Nous sommes tous et toutes
Les perles d'un même collier
Tous unis par le même fil
Le fil de la vie

Nous avons tous et toutes
La même responsabilité
De choisir d'agir
Pour l'avenir et pour la paix

Nous avons tous et toutes
Le même rêve secret
Le même rêve sacré
De nous réaliser en toute dignité

Homme, Femme, besoin d'égalité
Mais c'est d'abord en nous qu'il faut aller la chercher
On sait mourir à soi pour se remettre en question
Et se réconcilier avec son autre moitié

Homme, Femme, besoin de parité
Mais c'est d'abord en nous qu'il faut aller la chercher
On sait mourir à soi pour se remettre en question
Et se réconcilier, en toute humanité

En toute humanité ... en toute humanité ...

Notre histoire est écrite
Par le principe masculin
Extérieur à nous-même,
Pour pouvoir aller très loin
Pour pouvoir conquérir

Imaginons l'avenir
Un peu plus féminin
Intérieur en nous-même
Plus besoin d'aller si loin
Pour se reconquérir

Oh notre histoire est écrite par un Dieu masculin
Extérieur à nous-même, tout là haut là haut trop loin
Un Dieu conquérant, d'ici ou d'ailleurs,
Attention au dernier jugement
Objection votre honneur !

Je cherche refuge en un Dieu féminin
Intérieur, accueillant mais surtout sans jugement
Une source d'amour, un foyer chaleureux
Objection retenue, oh choisissez votre Dieu
Hé, choisissez votre Dieu ...

Homme, Femme, besoin d'égalité
Mais c'est d'abord en nous qu'il faut aller la chercher,
On sait mourir à soi pour se remettre en question
Et se réconcilier avec son autre moitié

Homme, Femme, besoin de parité
Mais c'est d'abord en nous qu'il faut aller la chercher
On sait mourir à soi pour se remettre en question
Et se réconcilier, en toute humanité,

En toute humanité ... en toute humanité ...

Derrière chaque couleur,
Derrière chaque apparence,
Derrière toutes nos différences ...



Auteur, compositeur et guitariste, Marianne Aya Omac est une chanteuse à la fois charismatique et d’une touchante simplicité. Sa voix chaleureuse déploie son incroyable énergie à travers les registres les plus divers, passant avec une aisance naturelle du murmure sensuel à l'éraillement, de la douceur aux accents poignants et puissants du Gospel.